NOTRE HISTOIRE

C’est à la fin de l’année 1962, de retour du service militaire en Algérie, que Raymond fait le choix d’être Paysan en travaillant avec ses parents fermiers sur 9 ha. Leur voisin Francis songe à partir en ville, et attend le retour de Raymond pour lui vendre sa petite ferme de 12 ha. Raymond rejoint les parents et forme une structure permettant son installation. La ferme fonctionne déjà un peu comme un GAEC, avec un compte d’exploitation commun et de petits acomptes mensuels prélevés par les deux ménages.

Durant l’hiver 64-66, Raymond part en formation plusieurs semaines dans la région parisienne. C’est à cette occasion que Henri Baudet un jeune du village, fils de paysan, est sollicité pour donner un coup de main aux parents et porter le lait à la fruitière. De là germe une idée, naît une entraide puis l’achat de matériel en commun et petit à petit mûrit le projet de créer un GAEC, projet rejoint par le frère de Michèle, Henri Duparc. Après de nombreux échanges, le GAEC le Crêt Joli voit le jour au printemps 1970 et est composé des 3 jeunes gaillards. La comptabilité, la réception et l’accueil des stagiaires sont assurés par Michèle rémunérée pour «services rendus».

Après la mise en commun, le GAEC a à sa disposition environ 60 ha et une soixantaine de laitières pour assurer la production et le revenu des trois familles. Les associés entreprennent la construction d’une stabulation libre équipée de la première salle de traite tournante de Haute-Savoie. Le foin est stocké et séché pendant plusieurs années dans les anciens bâtiments. Jusqu’en 1975 la ferme s’agrandit progressivement d’une vingtaine d’hectares au fil de l’exode rural.

En 1976 Henri Duparc décide de se retirer du GAEC qui se restructure autour de Raymond Courlet et Henri Baudet. Les deux associés construisent un bâtiment pour les génisses et un autre pour le stockage du foin, avec séchage en grange. C’est à cette période que le GAEC intensifie sa production laitière jusqu’à atteindre les 9000 kg de lait/vache/an en suivant le modèle agricole moderne basé sur la culture de ray-gras, luzerne et maïs. La stabulation est transformée à plusieurs reprises pour améliorer les conditions de travail et passe sur caillebotis et lisier dans le début des années 1990.

En 1994 la ferme est à la pointe de l’agriculture intensive. Elle compte 80 laitières et 90 ha. C’est cette année là que Claude, un fils de Raymond, décide de s’installer. Ensemble, ils moderniserons l’exploitation.

En 2001, c’est Hubert qui rejoint le GAEC avec son troupeau de 30 Montbéliardes et une nouvelle salle de traite est construite : le manège de 16 places actuellement en service, Raymond prend une retraite bien méritée, suivi de Henri quelques année plus tard, qui sera remplacé par Alex son fils en 2009. C’est l’heure de la remise en question pour les 3 jeunes, qui décident de lancer la conversion en Agriculture Biologique. C’est en 2010 que Jérémie, un autre fils de Raymond, les rejoint. Les 4 associés se lanceront dans la folle aventure de la fabrication fermière l’année suivante…

C'est en 2010 que Jérémie, un autre fils de Raymond, les rejoint, après avoir suivi une formation de fromager. En 2011, les 4 associés se lancent alors dans la construction de leur atelier de fabrication. Les premiers yaourts en sortent début 2012, les premières livraisons commencent, la gamme s'étoffe. En 2014 la boutique à la ferme est ouverte pour proposer nos produits et les fromages de la coopérative.

La Ferme du Crêt Joli fournit divers magasins et épiceries spécialisées (magasins bios, crémeries, etc.) mais aussi la restauration collective dans les Savoie et le pays de Gex. En 2015 création du Novéry, notre pâte molle à croûte fleurie. Les volumes transformés sur place augmentent, le succès est tel que l'atelier s'agrandit et se modernise en 2018. Pour répondre à la demande, le magasin s'étoffe de produits locaux. La gamme fromages est lancée, proposant tomme et raclette qui seront dans un premier temps affinés chez des prestataires extérieurs.

En 2021, mécontents de la qualité des fromages en sortie d'affinage, les associés aménagent des caves au sein de la ferme et assurent ainsi toutes les étapes de production, jusqu'à la vente.

Après 25 années de services, près de 37 000 heures de travail, pas moins de 102 657 tours et à peu près 17 millions de litres de lait, notre salle de traite commence à fatiguer, mais pas seulement… Les épaules des trayeurs commencent à être douloureuses à force de répéter les mêmes gestes depuis toutes ces années. Afin d'améliorer les conditions de travail, le GAEC fait le choix d'investir dans la traite automatisée. En novembre 2025 les 2 robots de traite sont installés, les vaches y accèdent en toute liberté à n'importe quelle heure, changeant les habitudes et le rythme depuis toujours cadencé par les 2 traites journalières.